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Peut-on voir du vrai sumo à Kyoto ?
Kyoto n’accueille aucun tournoi de Grand Sumo, mais un spectacle de sumo de 70 minutes se tient dans l’arrondissement de Nakagyō. À quoi s’attendre, comment cela se compare à un tournoi, et à qui cela convient.
Réserver le spectacle de sumo ↗Réponse rapide
Pas comme un tournoi. Les six tournois annuels de Grand Sumo se déroulent à Tokyo, Osaka, Nagoya et Fukuoka, jamais à Kyoto. Ce que Kyoto propose, c’est un spectacle de sumo de 70 minutes dans l’arrondissement de Nakagyō, où les lutteurs démontrent des techniques, s’affrontent en matchs en direct et, pour quelques invités sélectionnés, défient un volontaire sur le ring. Il s’agit d’une démonstration instructive et humoristique plutôt que d’un combat classé, et elle convient surtout aux débutants et aux familles.
La réponse courte
Il n’y a pas de sumo classé à Kyoto, un visiteur ne peut donc pas assister ici à un tournoi de Grand Sumo. Le calendrier, tel que Wikipedia présente le programme de la Japan Sumo Association, en attribue trois à Tokyo, en janvier, mai et septembre, et un chacun à Osaka au printemps, Nagoya en été et Fukuoka en automne. Ce que Kyoto propose, c’est le spectacle couvert par ce site : 70 minutes avec un animateur anglophone, des lutteurs qui démontrent des techniques et s’affrontent en matchs en direct à quelques mètres, et un défi sur le ring pour des invités sélectionnés. Considérez-le comme une introduction au sport plutôt que comme le sport lui-même, et réservez en le sachant.
Ce qu’est un spectacle de sumo
Un spectacle de sumo conserve les fondements du sport et les réagence pour les visiteurs. Le ring et les rituels viennent du sumo lui-même : la plateforme en argile, le sel lancé, les piétinements, la charge. Le rythme, lui, diffère. Un combat de tournoi se décide en quelques instants et compte pour le classement d’un lutteur, tandis qu’un spectacle s’arrête pour expliquer, plaisanter et poser pour les photos. La page de réservation de Nakagyō promet ce mélange : un animateur anglophone expliquant les règles et les coutumes, des lutteurs démontrant techniques et traditions, puis des matchs en direct et une occasion de rencontrer les lutteurs. Rien de tout cela n’exige de connaissances préalables, et c’est précisément l’objectif.
Ce qui se passe pendant les 70 minutes
La page de réservation mentionne une démonstration de techniques et de traditions du sumo, des matchs en direct, la possibilité pour des invités sélectionnés de défier un lutteur, une rencontre avec les lutteurs et des occasions de photos. Elle ne donne aucun déroulé, et les horaires de début n’apparaissent que sur le calendrier, ce site n’en indique donc aucun. Un récent avis sur la page qualifie la session d’instructive et pleine d’humour, et note qu’il ne s’agit pas d’un combat sérieux. C’est le registre à attendre : un divertissement bâti sur une véritable technique, pas une compétition où quelque chose est en jeu.
Lire la suite : Le spectacle de sumo de Kyoto, partie par partie
Pourquoi les tournois se tiennent ailleurs
Kyoto fut le siège de la tradition de cour du sumo à l'époque de Heian. Wikipédia retrace le terme écrit jusqu'à sumai no sechi, un tournoi de lutte à la cour impériale durant l'époque de Heian, et indique que Kyoto devint le siège de la cour impériale en 794. Il ajoute que le sumo de charité sur les terrains des sanctuaires était courant à Kyoto et Osaka à l'époque d'Edo. Le calendrier professionnel actuel, lui, est géré par la Japan Sumo Association, qui organise ses tournois à Tokyo, Osaka, Nagoya et Fukuoka. L'histoire relie Kyoto au sumo ; le calendrier moderne, non.
Le ring
Le dohyō est une plateforme de terre surélevée portant un cercle de ballots de paille de riz d'environ 4,55 mètres de diamètre, selon Wikipédia. Les servants du ring appelés yobidashi en construisent un nouveau avant chaque Grand Tournoi, un travail qui prend trois jours. La page de réservation ne décrit pas le ring utilisé dans le spectacle de Nakagyō : attendez-vous donc à l'idée plutôt qu'à une réplique. La règle qu'il incarne ne change jamais : sortez du cercle, ou laissez quoi que ce soit d'autre que la plante d'un pied toucher la terre, et vous avez perdu le combat.
Sel, piétinement et charge
Trois gestes façonnent chaque combat de sumo. Les lutteurs lancent des poignées de sel avant d'entrer sur le ring, une purification que Wikipédia rattache au shintoïsme. Ils lèvent une jambe haut et la font retomber avec force dans le piétinement appelé shiko, que le glossaire de Wikipédia décrit comme un exercice d'entraînement également exécuté rituellement avant les combats pour chasser les démons. Vient ensuite le tachiai, la charge d'ouverture, qui selon Wikipédia commence lorsque les deux lutteurs touchent le ring de leurs poings et se relèvent ensemble. Un bon hôte vous signalera chacun de ces moments au fil du combat.
Comment suivre un combat
Un combat a une trame simple. Les deux lutteurs s'accroupissent aux deux lignes blanches au centre du ring, appelées shikiri-sen, puis chargent. La Japan Sumo Association reconnaît 82 techniques victorieuses, les kimarite, selon Wikipédia, et l'arbitre annonce celle qui a décidé du combat. Il lance aussi hakkeyoi pendant un face-à-face, que le glossaire traduit par mets-y un peu de cœur, et nokotta, qui signale au défenseur qu'il est toujours sur le ring. Apprenez ces deux mots et la salle prend tout son sens, que vous regardiez une démonstration ou un match de titre à la télévision.
L'arbitre et son éventail
Le gyōji arbitre chaque combat en tenue de cérémonie, coiffé d'un chapeau noir laqué que Wikipédia dit inspiré des couvre-chefs des courtisans. Il désigne le vainqueur de son éventail de guerre en bois, le gunbai, et en sumo professionnel, cinq juges peuvent réviser sa décision. La page de réservation ne précise pas si le spectacle utilise le même dispositif. Ce sur quoi vous pouvez compter, c'est la grammaire : un annonceur, une charge, un vainqueur et une brève explication du pourquoi. Écoutez l'animateur nommer la technique, car c'est là qu'un novice apprend le plus.
Le défi du ring
La page de réservation indique que certains invités peuvent être conviés sur le ring pour affronter un lutteur. Elle ne précise ni les critères de sélection ni le nombre de places disponibles, alors ne comptez pas sur votre tour. Si vous êtes choisi, le seul conseil de la page s'applique : portez une tenue confortable adaptée à une activité physique. La page présente ce moment comme l'occasion de ressentir de près la taille et la force d'un lutteur. Si vous préférez regarder, le spectacle se savoure tout aussi facilement depuis votre siège. Un second événement à Kyoto décrit son propre défi différemment, ce que le guide comparatif de ce site met en regard.
Lire la suite : Quel spectacle de sumo à Kyoto réserver ?
Autres façons de voir le sumo
Un spectacle est l'une des trois options. Un tournoi de Grand Sumo dure 15 jours, d'un dimanche au suivant, et c'est le seul endroit où voir une compétition classée. Une écurie, ou heya, est l'endroit où la plupart des lutteurs vivent et s'entraînent, selon Wikipédia, et les visites sont indépendantes d'un spectacle. Viennent ensuite les événements scénarisés comme celui-ci, conçus pour des visiteurs sans aucune connaissance préalable. Chacun répond à une question différente : qui gagne, comment vivent-ils, et que se passe-t-il sur le ring. Le spectacle de Kyoto répond à la troisième, et le fait en anglais. Les billets de tournoi se vendent via le site anglais de l'association, indépendamment de toute réservation de spectacle.
À qui il faut renoncer
Renoncez-y si vous voulez une compétition classée, un combat sérieux ou un repas assis : la page de réservation n'en décrit aucun. Renoncez-y si la participation du public vous met mal à l'aise, car certains invités sont conviés sur le ring. Et renoncez-y s'il vous faut savoir quels rangs occupaient les lutteurs ou s'ils sont en activité, car la page ne le dit pas. Pour ces questions, un tournoi à Tokyo, Osaka, Nagoya ou Fukuoka, ou une visite d'écurie organisée séparément, est la meilleure réponse.
Où se retrouver
La page de réservation donne le point de rendez-vous en japonais : Shimizu-chō 359, au nord de Nijō, dans l'arrondissement de Nakagyō, et indique de se retrouver au niveau du sous-sol. Nakagyō est l'un des onze arrondissements de Kyoto, selon Wikipédia, et ses principaux revenus proviennent du tourisme, du commerce et des loisirs. Le même article note que les rues des arrondissements centraux suivent encore le quadrillage de la ville d'origine et sont connues par leur nom. La page ne nomme aucune gare, alors fiez-vous à l'adresse et au lien de carte figurant dans votre confirmation, et prévoyez une marge pour trouver la bonne porte.
À qui cela convient, et comment réserver
Cela convient aux novices, aux familles avec enfants de tout âge et aux voyageurs disposant d'une soirée libre à Kyoto qui veulent comprendre ce qu'ils ont vu à la télévision. Aucune connaissance du sumo n'est requise, indique la page de réservation. Choisissez une date sur le calendrier, où le prix s'affiche dans votre devise, et notez que l'annulation gratuite s'applique jusqu'à 24 heures à l'avance pour les billets réservés via GetYourGuide. Le point de rendez-vous se situe dans l'arrondissement de Nakagyō, au niveau du sous-sol, et l'adresse figurant sur votre confirmation est en japonais : gardez-la à portée de main pour une application de cartographie.
Lire la suite : Nakagyō après le spectacle de sumo
Questions fréquentes
Peut-on voir du vrai sumo à Kyoto ?
Pas un tournoi. Le grand sumo se déroule à Tokyo, Osaka, Nagoya et Fukuoka. Kyoto propose un spectacle de sumo de 70 minutes avec des lutteurs, un animateur anglophone, des combats en direct et un défi sur le ring pour certains invités privilégiés.
Le spectacle de sumo de Kyoto est-il un véritable combat ?
Il s'agit d'une démonstration avec des combats en direct. Un récent avis sur la page de réservation le qualifie d'instructif et d'amusant, et précise qu'il ne s'agit pas d'un combat sérieux : attendez-vous donc à un divertissement fondé sur une véritable technique.
Faut-il connaître quelque chose au sumo ?
Non. La page de réservation indique qu'aucune connaissance préalable n'est nécessaire, et un animateur anglophone explique les règles et les coutumes au fil du spectacle.
Puis-je monter sur le ring moi-même ?
Seuls certains invités privilégiés ont cette chance, selon la page de réservation, qui ne précise aucune règle de sélection. Ne comptez pas sur votre tour. Prévoyez une tenue confortable et adaptée à l'activité physique.
Le spectacle convient-il aux enfants ?
La page de réservation indique que le spectacle convient à tous les âges et qu'aucune connaissance du sumo n'est nécessaire.
Où se déroulent les vrais tournois ?
Trois à Tokyo, en janvier, mai et septembre, puis un chacun à Osaka au printemps, à Nagoya en été et à Fukuoka en automne. Chacun dure 15 jours.
Sources